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Dopage: Dossier dopage (1) : Introduction
Posté le 21 November 2007 à 07:47:20 CET par Gregorio |
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En cette période hivernale, Cycling-Review vous propose un dossier "dopage" afin de voir un peu plus clair dans cette vague noire où on peut s'embourber sans en ressortir. Ce dossier a un simple but informatif, sans avoir la prétention de donner des solutions à cette crise que traverse le cyclisme. Prendre conscience du phénomène est une des premières solutions contre son ennemi.
Par Grégory Ienco.
Depuis les années 90, le cyclisme semble être embourbée dans un marais visqueux, nommé dopage. Entre les seringues et l’érythropoïétine, il est difficile de s’y retrouver dans le monde du vélo. Malgré plusieurs affaires qui ont souvent discrédité la petite reine, plusieurs personnalités, optimistes, estiment encore que cela ne profite qu’aux coureurs propres, qui peuvent ainsi faire face à une concurrence qui triche de moins en moins.
Pourtant, les affaires ne désemplissent pas. Après Puerto l’année dernière, le mois de janvier a débuté avec deux nouveaux dossiers concernant Oscar Pereiro, second du Tour de France 2006, et Patrick Lefevere, manager sportif de la formation Quick Step-Innergetic. Et tout cela avant que la saison sur route ne débute véritablement au Qatar…
Beaucoup proposent des solutions parfois farfelues, souvent concrètes, afin de sauver le cyclisme de ce bourbier. Enlevons la boue de nos yeux et voyons auparavant l’origine de ces affaires. Comment les cyclistes se dopent ? Quand démarra la première affaire concernant un coureur dopé ? Quels sont les "stars du dopage" ? Posons nous ces questions avant de chercher des solutions pour aider la petite reine.
Quels sont les produits et techniques utilisés ?
Selon l’Agence Mondiale contre le dopage, il existe plusieurs types de dopage¹. Soit le coureur peut utiliser des substances interdites afin de rechercher certains effets stimulants ou favorisant l’oxygénation du sang, par exemple, soit le coureur peut utiliser quelconque procédé pour se « stimuler » tels le dopage sanguin ou la manipulation chimique, soit le coureur peut utiliser des substances, comme l’alcool, soumises à certaines restrictions malgré tout.
A. L’utilisation de substances interdites
Il y a 5 classes de substances interdites : les stimulants, les narcotiques, les agents anabolisants, les diurétiques et enfin, les hormones peptidiques et les substances mimétiques et analogues. Nous allons donc parler de ces classes une par une.
Les stimulants : Il s’agit de la classe de la caféine, de la cocaïne, du salbutamol ou des amphétamines. Ces produits ont pour effets d’accélérer l’activité cérébrale, de réduire la fatigue, de dilater les vaisseaux sanguins mais aussi d’être en état d’euphorie. Mais les effets secondaires sont aussi nombreux. Les troubles cardiovasculaires ou psychiatriques sont nombreux après la prise d’amphétamine. Cela provoque des crampes ou des insomnies. D’ailleurs, la mort de Tom Simpson en 1967 fut à cause de la prise d’amphétamines.
Les narcotiques : Cette classe se caractérise par l’héroïne ou la morphine. Les narcotiques réduisent la douleur et offrent un effet euphorisant à la personne qui en prend. Ceux-ci donnent aussi des troubles de l’humeur et peuvent provoquer une certaine dépendance allant jusqu’à la mort.
Les agents anabolisants : Il s’agit des stéroïdes et de certaines hormones de croissance, c’est-à-dire la DHEA, la testostérone. Ceux-ci augmentent la masse musculaire et améliorent la guérison et la capacité d’entraînement. La résistance est aussi améliorée. Malgré tout, cela provoque aussi des cancers, des infarctus, des hépatites, une stérilité ou une masculinisation chez les femmes.
Les diurétiques : Cette classe regroupe le bumétanide ou le mannitol. Ces substances permettent l’amaigrissement par la perte d’eau mais elle a aussi un effet filtrant pour les autres produits. Mais le risque de déshydratation, d’œdème ou de lésion rénale est aussi plus important.
Les hormones peptidiques : Cette dernière catégorie est un ensemble avec les hormones de croissance, l’EPO et l’insuline. Cela permet d’améliorer la masse musculaire, l’oxygénation du sang et l’endurance. L’hypertrophie, l’hypertension, les accidents cérébraux ou le diabète font partie des principaux effets secondaires de ce type de produits.
B. Les procédés interdits
Le dopage sanguin est un procédé interdit selon l’AMA. Le dopage sanguin regroupe plusieurs types d’utilisation du sang. Il y a l’administration de sang d’un autre athlète, l’administration, après modifications, de son propre sang, l’administration de transporteurs artificiels d’oxygène et de produits sanguins. Evidemment, ces différents procédés permettent une stimulation de l’endurance, une amélioration de l’oxygénation du sang ou encore une augmentation de la capacité d’effort. Les effets secondaires sont tout aussi puissants : risque d’œdème, d’embolie, de coma, de mononucléose infectieuse ou de défaillance cardiaque…Bref, un risque de mort est toujours à craindre dans les pires cas.
La manipulation pharmacologique et chimique est aussi interdit. Ce procédé permet aux coureurs de modifier l’intégrité et la validité des échantillons utilisés lors des contrôles anti-dopage. Ainsi, l’altération des échantillons ou la modification des mesures de la testostérone font partie de ces procédés prohibés par l’AMA.
C. Les substances soumises à certaines restrictions
Certains produits sont considérés comme dopants à certaines doses, ayant un effet euphorique ou sur le métabolisme du coureur. Ainsi, l’alcool ou le cannabis peuvent être interdits comme les produits anesthésiques locaux. Les corticostéroïdes, dérivés du cholestérol et utilisés pour contrer les sensations de douleur et de fatigue, sont aussi prohibés comme les bêta-bloquants, qui améliorent la concentration et relaxent les coureurs.
Mais ces 3 catégories sont encore à remplir. En effet, comme le disent plusieurs experts dont le docteur Jean-Pierre De Mondénard, spécialiste du dopage et principal acteur de la lutte anti-dopage en France, les personnes qui recherchent les produits dopants ont de plus en plus de retard sur les personnes qui les développent. L’écart semble se creuser au fil des années…Plusieurs médecins recherchent à surmonter les barrières anti-dopage et forment de nouvelles molécules afin de stimuler les coureurs. Ce fut le cas lors de la découverte de l’érythropoïétine (EPO) dans les années 90 ou de la THEG, en 2005, lors de l’affaire Barco, concernant les athlètes américains. Les techniques se multiplient mais les contrôleurs ont toujours autant de retard…
Par exemple, la drépanocytose peut être aussi utilisé pour les sportifs. Cette maladie, modifiant l’hémoglobine, provoque le changement morphologique des globules rouges. Grâce à ceci, le sportif atteint peut produire plus d’effort que la normale. Ce trait est d’ailleurs plus présent chez les Africains, à cause d’un non-traitement pour cette maladie.
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1 : Le code mondial antidopage a été modifié ce week-end lors du Congrès de Madrid mais les grandes lignes n'ont été que très peu modifiées. Seul le point C a été rassemblé avec le point A.
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